2005
Pratique culturales et maîtrise des rendements :
« Un peu le bis répétita de 2003 »
Les pratiques culturales telles que l’ébourgeonnage l’effeuillage, ajoutées à une taille raisonnée, l’enherbement puis la sécheresse de l’été 2005, ont fait de ce millésime un grand de ce siècle à n’en pas douter. Les degrés probables en sucre pour les vendanges ont flirté avec les 14%.
Vinification :
Avec des teneurs en sucres irréelles car très élevée, la prudence des hommes et la thermo-régulation auront été forts utiles cette année. Difficile à maîtriser, la vinification se devait d’être adaptée notamment grâce à des macérations préfermentaires à froid (maintient de la vendange à basse température avant fermentation pour extraire les arômes fruités) et des fermentations alcooliques à basse température (pour éviter que les arômes fermentaires et l’alcool très importants cette année ne prennent trop le dessus sur les arômes fruités).
L’élevage sur lie (avec batônnage tous les 15 jours) a permis aussi de conserver cet aspect fruité voire confit.
Durant 12 mois, nous nous sommes efforcés de donner à ce millésime extraordinaire ce que la nature lui a permis de recevoir, c’est à dire un boisé chaleureux mais subtil à la fois.
Production : 170 000 bouteilles.
Commentaire de dégustation :
" Robe pourpre profond si intense qu’elle en est presque noire. Le nez est élégant et épicé (canelle clou de girofle), petits fruits noirs très murs presque confiture. La bouche est grasse, beaucoup de sucrosité, très fruitée (framboise mures cassis). Les tanins sont présents mais soyeux et veloutés.
La finale est longue et persistante. Ce Médoc se réserve un bel avenir. "